À la Une
Au 1er septembre 2020, les personnes vulnérables se voient limiter l'accès au dispositif d'activité partielle. Quant aux salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable, ceux-ci ne font plus partie des bénéficiaires de droit.

Limitation des critères pour bénéficier de l’activité partielle pour les personnes vulnérables

Depuis le 1er mai 2020, les personnes vulnérables ou partageant leur domicile avec une personne vulnérable pouvaient bénéficier, sous certaines conditions, du dispositif d’activité partielle. Dans ses questions-réponses sur l’activité partielle, le ministère du Travail annonçait dès juillet la fin du dispositif. Depuis le 1er septembre 2020, les critères de vulnérabilité sont modifiés : les personnes vulnérables continuent de bénéficier du dispositif d’activité partielle, sur justificatif médical, mais les critères de vulnérabilité sont revus de façon plus limitative. Quant aux salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable, ceux-ci ne font plus partie des bénéficiaires de droit.

Pour en savoir plus, consultez le cas pratique sur les nouveaux régimes d’activité partielle.

L’activité partielle, de nouvelles restrictions pour les personnes vulnérables

Les salariés susceptibles de développer une forme grave de l’infection au Covid-19 ont droit à ce titre, depuis le 1er mai 2020, de bénéficier du dispositif de l’activité partielle.

A partir du 1er septembre 2020, les règles les concernant sont modifiées.

Salariés vulnérables : limitation des critères pour bénéficier de l’activité partielle

Pour permettre aux personnes vulnérables de continuer à bénéficier du dispositif exceptionnel d’activité partielle, le médecin doit attester que le salarié risque de développer une forme grave d’infection au Covid 19 et qu’à ce titre, il se trouve dans l’impossibilité de travailler.

En complément, pour être considéré comme vulnérable, le salarié doit également pouvoir justifier l’un des critères suivants grâce à un certificat médical :

  • être atteint d’un cancer évolutif sous traitement (hors hormonothérapie) ;
  • être atteint d’une immunodépression congénitale ou acquise (médicamenteuse, chimiothérapie anticancéreuse, traitement immunosuppresseur, biothérapie et/ou corticothérapie à dose immunosuppressive, infection à VIH non contrôlée, consécutive à une greffe d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques, ou liée à une hémopathie maligne en cours de traitement)
  • être âgé de 65 ans ou plus et avoir un diabète associé à une obésité ou des complications micro ou macrovasculaires ;
  • être dialysé ou présenter une insuffisance rénale chronique sévère.

A noter que ces critères ne s’appliquent pas dans les départements de Guyane et de Mayotte, qui continuent d’appliquer les critères mis en place par le décret du 5 mai 2020.

Fin du dispositif pour les salariés partageant le domicile d’une personne vulnérable

Les salariés qui partagent leur domicile avec une personne vulnérable ne bénéficient plus du dispositif exceptionnel d’activité partielle à partir du 1er septembre 2020. Par conséquent, leur prise en charge au titre de ce dispositif temporaire cesse à compter du 1er septembre 2020.

Comme pour les salariés vulnérables, les salariés des départements de Guyane et de Mayotte ne sont pas concernés par cette nouvelle disposition. Ils continueront de bénéficier du dispositif d’activité partielle jusqu’à la fin de l’état d’urgence sanitaire, pour l’instant fixée au 30 octobre 2020.

 

Source légale
Décret n° 2020-1098 du 29 août 2020, en application de l’article 20 de la loi n° 2020-473 du 25 avril 2020 de finances rectificative pour 2020 (Jo du 30)

 

Autre article susceptible de vous intéresser : Nouvelles règles d’indemnisation d’activité partielle au 1er juin

 

Construisez votre SIRH selon vos besoins avec l’assistance d’experts métier en plus

 

Nos offres vous intéressent ?

Vous souhaitez découvrir nos solutions ?

Demander une démo

Besoin d’un devis personnalisé ?

Estimez votre budget

Contactez-nous

Nous contacter

* Champs obligatoires